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Une aile covid 19 de 20 lits à Ollencourt

15/05/2020

Pendant la crise sanitaire, le CPRCV a ouvert deux unités covid 19 pour soulager le CH de Compiègne-Noyon, tout en maintenant l’activité en hospitalisation complète pour les patients cardiaques. Cette activité exceptionnelle a duré uniquement le temps de la crise.

« En février, nous avons commencé à réfléchir à différentes alternatives parce que dans l’Oise sont apparus les premiers clusters  et  nous avons été confinés plus tôt, rappelle Liz Marote, directrice du CPRCV. Je me suis rapprochée du CH de Compiègne-Noyon - dont la réanimation a très vite été débordée- pour connaître ses besoins. » Les attentes visaient des structures d’aval pour accueillir les patients stabilisés à leur sortie du service de réanimation : « Notre problème principal était le matériel de protection. Nous avons négocié avec Compiègne des kits de protection. »

«  Le CH de Compiègne est très satisfait de notre structure d’aval. Cette réorganisation demande des gestes, des services différents et engendre  une surcharge de travail : rééducation et restauration en chambre, prise en charge de patients plus âgés et moins autonomes. »  Liz Marote, directrice du CPRCV


2 unités covid 19
L’établissement décide de s’engager et ouvre une première unité de 7 lits et pour cela, réorganise la prise en charge, ce qui  implique  des protocoles stricts et un contrôle des flux afin de protéger particulièrement les patients cardiaques, considérés à haut risque.  Il forme le personnel avec le réseau Qualité, dont le CPRVC fait partie. « La montée en charge s’est faite progressivement, les patients séjournant longtemps en réanimation, poursuit Liz Marote. Parallèlement, nous avions fermé l’activité ambulatoire, les préconisations des sociétés savantes en cardiologie étant de ne garder que les patients nécessitant de façon impérative une hospitalisation complète. » Médecins, psychologues, diététiciennes, enseignants en éducation physique adaptée assurent le suivi des patients à distance. Le CPRCV a ensuite étendu, sur la même aile, une seconde unité covid 19 de 13 lits pour les patients en levée d’isolement, avec une activité de réadaptation un peu plus soutenue. L’activité habituelle du CPRCV reprend progressivement.

Cette activité exceptionnelle a duré uniquement le temps de la crise.




Bionettoyage

12/03/2020

Fin 2019, le CPRCV d’Ollencourt a opté pour une nouvelle approche du bionettoyage pour l’entretien de ses locaux.

La méthode consiste à éliminer les détergents chimiques et à effectuer le nettoyage des surfaces (et du matériel) avec de l’eau (voire de la vapeur d’eau dans certains cas) et des bandeaux en microfibre, lesquels grâce à leur texture, augmentent l’action mécanique et permettent de désinscruster les impuretés contenant également les micro-organismes à risque infectieux. Le CPRCV appartient au Réseau Hygiène, regroupant un certain nombre de structures sanitaires de l’Oise. Il s’est inspiré d’une démarche menée avec succès par les grands établissements de santé notamment le Centre Hospitalier de Compiègne. « J’avais constaté une flambée du budget nettoyage, rapporte Liz Marote, directrice du CPRCV. Le bionettoyage répond en outre aux enjeux écologiques actuels dont nous devons tous nous saisir. » Un changement de culture pour le personnel chargé de l’entretien*, associant propreté à détergents, qu’il a fallu sensibiliser : une formation a donc été organisée par le Réseau Hygiène. Enfin, les atouts du bionettoyage pour les professionnels ne sont pas négligeables. La microfibre étant plus légère que le coton, son transport moins pénible et devrait également entraîner moins de troubles musculo-squelettiques chez le personnel. Les sols sont secs plus rapidement, ce qui réduit les risques d’allergies et les problèmes de santé encourus par le contact et l’inhalation répétés et prolongés de produits chimiques.


*composé d’ASH et de travailleurs de l’Esat de Noyon.




Un doctorant au CPRCV

03/12/2019

Antoine Poty est un futur enseignant APA (Activité physique adaptée). Il étudie à l’université Jules Verne d’Amiens et est stagiaire au CPRCV. Il a obtenu une bourse pour financer son projet de thèse (il est actuellement en 2e année) et mène sa recherche, sur le terrain, au centre : "elle porte sur la mesure des débits cardiaques (volume d’éjection systolique), des données dont on ne dispose pas habituellement pendant l'épreuve d'effort, et de la mise en place d'un réentrainement aérobie à partir de celles-ci "

Ce contrôle supplémentaire permet une exploration plus fine et de mettre en place et évaluer une nouvelle méthode de paramétrage des intensités d'exercices sur ergomètres (sur lesquels les patients se ré-entrainent à l'effort) lors de leurs séances aérobies. Antoine Poty publiera ses résultats en cours et en fin de recherche dans des publications scientifiques, une étude qui valorise le travail de l'établissement.

 




Cuisine thérapeutique à Ollencourt

17/01/2019

Aude Laignel et Béatrice Cailliau sont diététiciennes au Centre de Prévention et de Réadaptation Cardio-Vasculaire d’Ollencourt.

Elles ont multiplié les ateliers de cuisine thérapeutiques ces dernières années, pour répondre à la demande croissante des patients, de plus en plus jeunes et impliqués mais rappellent-elles, ont toujours fait de l’éducation nutritionnelle. « Nous rencontrons chaque patient à son arrivée, pour faire un bilan de ses habitudes alimentaires et repérer ce qu’il faudrait améliorer dans son alimentation. Nous alternons ateliers et suivi individuel, ce qui permet de réajuster avec lui les idées fausses. Nous lui donnons, durant le séjour, des outils pour appliquer à son retour à domicile. » 

Lors d’ateliers collectifs sur les graisses et le sel, les patients trient avec les diététiciennes des emballages vides de margarine, huile d’olive, de colza, pour repérer ceux qui protègent les artères. Des ateliers cuisine de 6 patients sont également proposés. Le conjoint peut y être convié. « Nous essayons de cuisiner sans sel mais avec du goût pour leur montrer que ça n’est pas impossible, avec des graisses protectrices pour leur montrer que c’est bon. Nous travaillons les quantités : savoir manger ce qu’il nous faut au plus juste, pas plus. Et les restes, justement, qu’en faire ? » Pendant la préparation, chacun met la main à la pâte selon son envie et ses capacités. Qui veut s’occuper de la viande, sait faire une vinaigrette ou veut apprendre ? « Cela permet de connaître mieux les patients car le déclaratif diffère de la vraie vie. Lorsque celui-ci nous affirme qu’il est facile de se restreindre mais qu’on le voit tenté de mettre ses doigts dans les plats pour goûter à tout…c’est très révélateur. »  Chez eux, les patients pourront refaire ces recettes simples.