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En route vers l’autonomie

26/01/2022

Xavier n’a pas conduit depuis plus de deux mois, depuis qu’il est hospitalisé à temps complet. Il se glisse sur le siège du simulateur de conduite, assisté d’Héloïse Fournier, ergothérapeute au CRRF. Ceinture, frein à main, pédales et contact, Xavier reprend ses réflexes de conducteur et lance son « véhicule » le long de l’itinéraire que lui programmé Héloïse sur les trois écrans reproduisant les vitres de l’habitacle. Toutes les situations de conduite peuvent être simulées : autoroute sous la pluie, route de campagne dans le brouillard (avec sanglier traversant la route), vélo à droite en ville… « Le siège est sur vérins, les écrans donnent une vue panoramique, on peut simuler un vent latéral…Cela peut être impressionnant et il faut s’approprier la machine, certains patients prennent peur et ne le supportent pas… Pourtant, ils peuvent lâcher le volant sans risque ». Héloïse Fournier rassure Xavier qui a fait une sortie de route. « Je ne suis pas monitrice d’auto-école, nous ne sommes là que pour donner quelques indications et tester la récupération de vos réflexes de conduite. Il est également intéressant de voir que l’utilisation des pédales ne déclenche pas de douleur


 

Triple enjeu
Xavier a récupéré 80% des fonctions musculaires de sa jambe. Selon les pathologies (amputations, troubles neurologiques suite à un AVC ou autres), certains patients doivent repasser un permis adapté. L’enjeu du simulateur est triple : permettre à des patients de se rassurer et de se remettre dans de situations de conduite ; évaluer l’adaptation d’un véhicule (commandes au volant/pas, boîte manuelle au volant, une boule ou un crochet…) ; faire prendre conscience à un patient qu’il ne sera pas possible de reconduire. Trois ergothérapeutes, la psychologue et la neuropsychologue ont été formés au simulateur, lequel est équipé d’une rampe d’accès pour les patients en fauteuil, construite par le service technique et les ergothérapeutes.

Ce dispositif innovant représente un coût de 50 000€, financé par l’Etat dans le cadre d’un appel à projet lancé par l’ARS, en collaboration avec la Direction Générale de l’Organisation des Soins (DGOS) : « Lorsque le gouvernement a passé la limitation de vitesse de 90 à 80km/h, il s’était engagé à réinvestir la différence d’amendes générées dans la sécurité routière, explique Christelle Dumont, Directrice du CRRF. L’appel à projets a donc été lancé auprès des établissements comme le nôtre, soignant des accidentés de la route. Nous avons obtenu un financement pour le simulateur de conduite avec un volet domotique pour deux chambres et un ascenseur afin de les télé-équiper de différentes fonctions (allumer électricité ou télé à distance, ouvrir des volets) ».




Unité Covid à Chaumont

11/04/2020

Le CRRF a continué son activité de Soins de Suite et de Réadaptation tout en accueillant des patients covid pour soulager le Centre Hospitalier de Beauvais et la Clinique du Parc saint Lazare. Grâce à l’engagement de toute l’équipe.


« Lorsque le 18 mars, nous avons découvert lors d’une réunion avec le CH de Beauvais l’étendue de la crise dans l’Oise, nous nous sommes immédiatement positionnés pour accueillir des patients covid stabilisés, qui pourraient cependant décompenser sans garantie d’être pris en charge en réanimation », retrace Christelle Dumont, directrice du Centre de Rééducation et Réadaptation  Fonctionnelles.
L’établissement, disposant de 2 médecins généralistes au sein de son équipe médicale, a fait le choix de proposer à l’ARS de transformer une partie des lits SSR en médecine, proposition d’autant plus cohérente que le CRRF a commencé en février 2020 une activité de réhabilitation respiratoire pour les patients atteints de pathologies chroniques pulmonaires (bronchopneumopathies chroniques obstructives, asthme sévère, mucoviscidose…).


Réorganisation des unités
L’ARS a donc accordé une autorisation d’activité de médecine pour 6 mois, afin de soulager le CH de Beauvais et le CRRF a réorganisé ses unités, tout en continuant son activité de SSR : « nous avons fermé l’hôpital de jour, poursuit Christelle Dumont. Certains patients pouvaient rentrer chez eux sans danger, pour ceux pour lesquels interrompre la rééducation était compliqué, nous avons terminé leur accompagnement en hospitalisation complète. »


Les patients covid sont isolés au 3e étage et par précaution, tous les nouveaux patients le sont également pendant 14 jours, avant de redescendre au 2e étage. Depuis le début de la crise sanitaire, le CRRF qui a pris en charge des patients Covid commence, avec l’amélioration de la situation à l’Hôpital de Beauvais, à voir entrer des patients SSR ;  la fréquence des admissions  avait chuté ces dernières semaines du fait notamment de la déprogrammation des interventions chirurgicales non urgentes. Le CRRF reste totalement mobilisé autour de l’épidémie : « ce, grâce à l’engagement et au courage de tout le personnel, souligne Christelle Dumont. D’autres éléments nous aident : en janvier, notre pharmacienne avait pressenti la catastrophe et passé une grosse commande, nous n’avons jamais été en pénurie de matériel de protection, également fourni par les réseaux locaux d’entreprises et d’administrations activés par le personnel et amis. »




Nouvelle activité BPCO

12/03/2020

Le CRRF a commencé en février 2020 une activité de réhabilitation respiratoire pour les patients atteints de pathologies chroniques pulmonaires (bronchopneumopathies chroniques obstructives, asthme sévère, mucoviscidose…). Cette activité a été lancée à partir du constat du médecin coordinateur, le docteur Sofiane Laribi, de l’absence d’établissement prenant en charge ce type de patients dans l’Oise. A cet effet, il a suivi en 2017/2018 un DU (diplôme universitaire), en réhabilitation respiratoire.

Une autorisation -de 8 lits en hospitalisation complète et 2 places en hôpital de jour- a été accordée par l’ARS en mars 2019, sans financement. Dans l’attente d’une enveloppe financière, le CRRF a néanmoins lancé cette activité, sans moyens supplémentaires mais en diminuant le nombre de patients pris en charge en orthopédie, ce qui correspond également à l’évolution de la demande : « Nous espérons que l’ARS, qui devrait prochainement faire une visite de conformité, constate l’efficacité de cette prise en charge, répondant au besoin d’une implantation en réhabilitation respiratoire sur le territoire », expose Christelle Dumont, directrice du CRRF.

L’équipe de kinésithérapeutes a été envoyée en formation dans des SSR pratiquant ce type d’activité et les infirmiers, en pneumologie au Centre Hospitalier de Beauvais, partenaire de cette prise en charge. « La prise en charge de ces patients se fait progressivement, nous accueillons pour l’instant 4 patients en hospitalisation complète et 4 en HDJ, des personnes au stade 2 et 3 de la maladie, sachant que la pathologie peut être très grave et qu’il s’agit de patients plus fragiles que ceux que nous avons l’habitude de soigner en orthopédie/neurologie. » A terme, lorsque le financement sera obtenu, le CRRF devrait recruter du personnel pour accompagner ces patients qui demandent davantage de soins infirmiers, en kinésithérapie et en Activité Physique Adaptée. Un suivi d’indicateurs mesurant l’amélioration de la qualité de vie des patients à l’occasion de cette prise en charge est effectué par le Dr Sofiane Laribi en coordination avec le CH de Beauvais.




Un nouvel espace de balnéothérapie

03/09/2018


Le 31 mai dernier, Christelle Dumont, directrice du CRF, inaugurait le nouvel espace de balnéothérapie et le gymnase de l’établissement1, en compagnie de Luc Rollet, Directeur Territorial de l’Oise de l’Agence Régionale de Santé Hauts-de-France, de Claudine Sengier, pharmacienne au CRF et présidente de CME (Commission Médicale d’Etablissement. A l’issue de plus d’un an de travaux, elle présentait la réfection du bâtiment Gaston Pinton, créé en 1985 et accueillant un bassin de balnéothérapie et un espace de rééducation devenus trop petits et vétustes. Le projet a donc consisté en l’aménagement du talus situé devant le bâtiment et en la construction d’une extension sur deux niveaux. Le premier étage dispose à présent d’un bassin de balnéothérapie semi-encastré de 32 m2 (8/4 m, contre 9,24m2 précédemment), d’une salle de gymnastique de 50 m2 pouvant accueillir le matériel de renforcement musculaire ; le rez-de-chaussée comprend une blanchisserie, un atelier et un local de stockage des fauteuils roulants, ce réaménagement permettant de respecter les circuits propres/sales des Dasri (Déchets d’activités de soins à risques infectieux) et du linge.


Le montant de l’investissement a été financé par l’activité du CRF grâce à la baisse de ses dotations aux investissements depuis 2106 et par un nouvel emprunt. « Les travaux futurs porteront sur la couverture d’une passerelle entre le château et le bâtiment Pinton, ainsi que l’avenir du sanatorium, laissé à l’abandon ces dernières années faute de moyens financiers et de priorités plus règlementaires », a projeté Christelle Dumont. Régis Caudard a pour sa part ouvert son discours sur les partenariats, notamment avec les professionnels libéraux « pour mieux se coordonner pour la prise en charge de nos patients, leur retour au domicile, mais aussi pourquoi pas pour aider ces professionnels dans leur exercice de plus en plus difficile et isolé : leurs formations, leur exercice mixte. »
 
1 capacité d’accueil : 62 lits et 18 places. 
2 Montant global de l’opération : 1195K€.